Je remarque que la campagne de François Bayrou se fait
très intelligemment. Elle est structurée, bien
organisée et se fait par étapes.
Dans sa première étape, placée sous le signe
de la contestation et de la critique de la bipolarisation,
François Bayrou a clairement annoncé son refus d'un
second tour Sarko-Ségo déjà orchestré
par les médias.
Il a cherché à troubler le jeu, à s'imposer,
à montrer réellement qui il est : un
homme du centre, ni de gauche, ni de droite. Pourquoi ne
devrait-il y avoir que ces deux « camps » de
crédible et de fort en France ? Face à ceux qui
pensent cette idée régressive, il s'est donné
pour mission de leur montrer qu'il y a une alternative, et qu'elle
fonctionne : dépasser ce clivage gauche-droite et
accepter enfin que tous les bords politiques soient
représentés et travaillent ensemble pour faire
avancer le pays, assurant ainsi à chaque français son
du de démocratie, la dette que l'état a envers chacun
de nous. Il propose de mettre en place un Gouvernement
d'union nationale alliant tous les bords politiques.
François Bayrou a ensuite, avec brio, courage,
honnêteté, force et conviction, cherché
à s'imposer, ce qu'il a très bien
réussi : maintenant, dès que les médias
parlent de l'échéance présidentielle, il est
pris en compte autant que les 2 candidats principaux, voir
même plus dans l'opinion des
Français.
Il a pris de l'assurance et a montré qu'il en avait à
revendre. Il a montré surtout la fragilité du duo
Sarko-Ségo : une alternative crédible arrive
face à eux et ils sont touchés en plein dans leurs
egos, qui faisaient qu'ils se croyaient invincibles, et tout
bascule.
De pantin de qui l'on pouvait se moquer sans danger,
François Bayrou devient un véritable danger qui
perturbe l'avancée du Duo. Un danger que l'on prend
très au sérieux à gauche comme à
droite : chacun retranché dans son camp,
derrière ses relations et ses portes-paroles, croyait encore
que les Français subiraient, accepteraient l'idée que
l'élection présidentielle divise le peuple.
Non, ils souhaitent à 71% une réconciliation
politique nationale et une entente inter-partis, qui
briserait les clivages.
C'est cette idée massivement soutenue par le peuple, alors
qu'elle n'était sortie ni du cerveau fait-con de l'UMP ni de
celui du PS, qui rappelle le fondement de la
Démocratie : « Le pouvoir au
peuple » .
C'est au peuple de montrer aux dirigeants qu'il sait imposer ce
qu'il désire, et non pas à des hommes et des femmes
retranchés d'imposer des idées.
Donc, François Bayrou est un danger dont on n'ose plus se
moquer, que l'on tente de critiquer mais sans vraiment trouver quoi
dire et qu'on va même jusqu'à flatter
éventuellement pour tenter naïvement de transformer
l'adversité en ralliement.
Mais François Bayrou, il serait temps de le comprendre, ne
se laissera pas impressionner, ne se laissera pas faire, ne
dépendra plus d'une majorité décomposée
et désunie.
François Bayrou mènera ses troupes, unies et
solidaires.
D'ailleurs, les parasites se dévoilent et s'en vont
d'eux-mêmes retourner leurs vestes dans le camp de la
majorité. Vous voyez à qui je fais allusion...
C'était bien plus simple lorsque le danger, c'était
le Pen ! Aucun risque, 75% des français vomissent cet
homme !
Le danger Bayrou, c'est autre chose : s'il accède au
second tour, ce qui paraît de plus en plus envisageable, il
pourrait aisément battre n'importe quel adversaire.
On rigole moins à l'UMPS !
Il a pris ses marques, il a rappelé ses distances face
à la droite pour tous ceux (et ils sont beaucoup) qui le
croyait encore fidèle aux rangs de la majorité.
Il a marqué d'une grande gifle à la droite sa
totale indépendance et sa force de
conviction, son courage aussi.
Aujourd'hui, sa troisième étape consiste à
montrer qu'au-delà de la contestation, il sait être
crédible, il possède les
qualités, les compétences pour
gouverner le pays, il présente un programme efficace
et essentiel pour la France.
Il aborde les grands thèmes qui importent à notre
pays et les autres candidats, désabusés, tentent de
reprendre à leurs comptes ce que François Bayrou a
dit avant eux.
Par exemple, sur la question de l'Europe :
Absente de la campagne, François Bayrou a su remettre cette
idée essentielle dans le cœur du débat :
il a fait un excellent meeting à Strasbourg, ville
clé de la construction de l'Europe.
Et comme par hasard, Nicolas Sarkozy, 2 semaines plus tard, s'est
rendu également à Strasbourg faire un discours sur
l'Europe, pensant ainsi reprendre la force du symbole au
« danger public numéro1 de l'UMPS ».
Celui qui se croyait en avance réalise maintenant qu'il se
fait sérieusement rattraper et commence même à
prendre du retard. Ce bon vieux ministre-candidat devrait relire La
Fontaine, vous savez quand le lapin s'arrête pour manger des
carottes, sûr de gagner la course, se repose sur ses lauriers
et que la tortue le double et gagne finalement...Rien ne sert de
courir, et François Bayrou sait qu'il faut partir
à point. Ce n'est pas cet agrégé de
lettres, ancien professeur, passionné de poésie, qui
oublierait cela dans la plus grande course de sa vie
politique !
François Bayrou est le seul à ne pas prendre les
Français pour les imbéciles, il est le seul à
les respecter, à les valoriser et à se mettre au
même niveau qu'eux. C'est un dialogue et pas une
leçon, c'est un échange d'humain à
humain et pas un endoctrinement pour bestiaux
condamnés.
François Bayrou est un être humain, humain, oui,
intelligent, sensible, qui sait mener une campagne en respectant
les Français, en restant lui-même, en
restant fidèle à son projet et en sachant mettre ce
dernier sur le devant de la scène sans faire de
« politique-show », en restant concret,
simple, sincère, vrai et je le répète,
humain !
Maintenant, à l'heure où le savoureux
« danger Bayrou » se chiffre dans les
sondages à presque deux dizaines, il est temps de tous se
mobiliser, tous reprendre confiance ou redoubler de confiance et
enfin comprendre que François Bayrou, c'est le
candidat qu'il nous faut pour redonner des couleurs vives à
notre triste et morne paysage politique et à notre si cher
pays !
Dans le prochain article, je vous parlerai davantage de l'homme qui
fait le candidat. Je vous proposerai aussi ma vision du programme
de François Bayrou.
J'attends vos réactions !
A la prochaine !
Marien